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 Ethan Wisley

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♣ METIER/ETUDES : Etudiant en 3ème année de droit
♣ WHERE ARE YOU ? : Toulouse
▌Messages : 17


MessageSujet: Ethan Wisley   Jeu 24 Déc - 3:36

Ethan Wisley, né le 17 Janvier 1610, transformé le 25 Novembre 1635.

Avant transformation :

J’ai passé la majeure partie de mon enfance dans le quartier des Five Points, parfait reflet de la misère New Yorkaise dans toute sa splendeur. Vivaient entassés par centaines des gens de toute origine : Anglais, Irlandais, Américains natifs, Noirs Africains.
C’est ici que je vivais avec ma famille : mon père Philip, ma sœur Nelly ma cadette de cinq ans. Ma mère Emily est morte en 1627, emportée par l’épidémie de peste noire.
A partir de ce jour notre famille a changé. Mon père pour commencer. Il avait toujours été quelqu’un de travailleur, il répétait souvent que travailler était toute sa vie à partir du moment où il pourrait nous offrir des conditions de vie meilleures. Il n’avait jamais compté ses heures, avait toujours été un homme intègre. Croyant il l’était. Peut être n’allait il pas à la messe tous les dimanches mais au moins il avait gardé pour lui les valeurs qu’il jugeait essentielles. Et le travail, l’honnêteté et l’amour de sa famille en avaient toujours fait partie. Malgré tous ses efforts cependant il n’avait jamais pu nous offrir tout ce qu’il avait espéré.
La mort de ma mère l’a profondément bouleversé. Mon père s’est rendu compte que tous ses efforts n’ont mené à rien et qu’il avait été incapable de protéger ma mère de la mort, et qu’il n’en avait jamais eu les moyens. A partir de ce moment là mon père n’était plus le même homme. Ma mère a emporté avec elle toutes ses anciennes valeurs, tous ses espoirs, toutes ses illusions. Mon père a sombré dans l’alcoolisme. Chaque soir il avait l’éternelle même bouteille dans la main, assis dans son fauteuil le regard dans le vide par la fenêtre, à la recherche de quelque chose ou plutôt de quelqu’un qu’il ne retrouverait jamais et qu’il avait perdu pour toujours. Sans doute était-il totalement incapable de se rendre compte que tout le whisky du monde ne suffirait pas à noyer sa peine. Néanmoins mon père sombra jour après jour, semaine après semaine. Il perdit rapidement son seul emploi, à l’heure où le travail était cher et ne courrait pas les rues, encore plus pour les immigrés. Beaucoup rechignaient à nous faire travailler. Alcoolique ruiné. Il ne restait plus un sou pour vivre. Mon père a vendu la plupart de nos biens pour pouvoir se payer de quoi se saouler la nuit suivante. Car à l’époque personne ne faisait crédit à des gens comme nous. Alors mon père a dilapidé le peu de choses qu’il nous restait. Ma sœur et moi nous sommes retrouvés du jour au lendemain livrés à nous même. Sans argent. Sans père. Mon père nous a abandonné et est devenu un étranger saoul du matin au soir, à la seule différence que cet étranger dormait avec nous. Dans ce minuscule petit appartement dont je me souviens que j’avais peur à chaque instant qu’il soit saisi ou qu’on nous en expulse pour n’avoir plus payé depuis bien longtemps le modique loyer, que mon père ne possédait plus. Ma sœur était dans une situation difficile. Nous étions tous les deux dans une situation délicate mais ma sœur était petite, plus jeune que moi. Alors je faisais tout ce que je pouvais pour subvenir à ses besoins en priorité, les miens passant après. J’ai continué l’école tout en travaillant dans le plus grand secret dans un troquet, je nettoyais à la fermeture : en soi un travail mal payé, où j’étais mal considéré, et où le respect n’existait pas. Mais toujours un travail en soi. Et surtout il me permettait de gagner de quoi nous nourrir ma sœur et moi. Je la faisais manger en priorité et s’il restait quelque chose alors je terminais. Des fois il ne restait rien alors je me privais. Je préférais la voir manger elle, j’étais plus vieux, plus résistant et j’avais moins de besoin. Je voulais tout faire pour que ma petite sœur ne se sente pas abandonnée. Ma mère morte, mon père absent : il ne lui restait alors plus que moi. J’aurais souhaité pouvoir être le modèle qu’elle aurait aimé suivre pour l’avenir.
Nous avons subsisté de la sorte pendant un certain temps. Puis un soir, alors que je faisais le ménage quotidien du bar, je remarquais par la fenêtre qu’un client que l’on avait servi une heure auparavant était resté devant le bar, comme si il attendait quelqu’un. Or j’étais seul dans le bar et j’étais censé fermer derrière moi. J’ai donc terminé mon service puis je suis sorti, tout en ayant jeté de temps en temps quelques coups d’œil à l’intriguant personnage. Il était plutôt grand, l’air assez âgé même si un large chapeau couvrait une grande partie de son visage. Il me regardait avec un intérêt qui paraissait particulier, je ne mis pas longtemps à comprendre que c’était bel et bien moi qu’il attendait. Il attendit que je ferme la porte à clé et s’adressa à moi avec des mots et une syntaxe qui prouvait qu’il n’appartenait au même monde que le mien. Cet homme là ne vivait pas aux Five Points. Il était bien habillé, élégant, et parlait avec distinction et aisance, sans accrocs. Il me dit qu’il s’appelait Christopher Bright et qu’il était juge fédéral à la Cour centrale New Yorkaise, spécialisé dans les affaires sociales. Je comprenais immédiatement davantage pourquoi cette classe qui se dégageait de lui. Il me confia qu’il avait entendu mon histoire de façon accidentelle un jour où le gérant du bar avait été trop bavard et qu’il avait été touché par mon histoire, la mort de ma mère, le fait que mon père nous ait abandonné ma sœur et moi, que nous soyons dépendants de mes maigres ressources. Et avoir bien conscience que les Five Points n’était pas le quartier qui nous permettrait de nous en sortir. Il avait proposé directement sans plus tarder de donner ma démission ici et de bien vouloir accepter son aide, à savoir une place dans son bureau de juge pour nettoyer, ranger les dossiers et prendre soin des lieux en ses absences au Palais. J’avais tout d’abord été très étonné de sa proposition, et je m’apprêtais à lui dire que je souhaitais y réfléchir avant toute décision. Puis j’ai finalement imaginé ma sœur, dans la chambre que nous partagions tous deux dans cet immeuble miteux et froid, sans vie, sans avenir. Je voulais lui offrir autre chose. Quelque chose de mieux. Un avenir. Or je ne pourrais pas le faire sans argent, et mon travail au bar ne me rapporterait jamais assez même en y travaillant toute une vie, chaque jour de chaque semaine. Prenant conscience de mon incapacité à réaliser mes projets tout en n’acceptant pas l’offre du juge, laquelle était d’ailleurs tout à fait honorable et sincère, je décidais donc de lui dire que j’étais d’accord. Il avait l’air satisfait de ma réponse, et me posa une main rassurante sur l’épaule en me donnant l’adresse de son cabinet, situé non loin de là dans un quartier plus aisé, plus fréquentable, bien plus riche en soi tout simplement. Rendez vous était pris lundi 8h…
Le lundi suivant j’étais parfaitement bien accueilli par le juge. Son bureau était magnifique, les gens qui travaillaient avec lui très chaleureux envers moi et ne se préoccupaient pas réellement de mon « origine » : pour eux je n’étais simplement qu’une personne choisie directement par le juge, ce qui selon ce que l’un des membres du bureau m’avait confié à l’oreille était très rare. Les tâches étaient simples, je m’attachais à les faire avec application pour démontrer au juge qu’il avait eu raison de s’intéresser à moi alors que je ne présentais strictement aucune « plus value » pour son bureau. Le juge m’avait réservé une « surprise » de taille. Il m’avait conseillé une place à l’université de droit située à deux pas d’ici, m’expliquant que cela serait bénéfique pour moi sur le long terme pour me sentir plus à l’aise dans mon emploi. Néanmoins, après l’avoir remercié pour le conseil, je lui avais rappelé que je ne disposais d’aucun moyen et que l’université n’était pas faite pour moi, tant parce que je ne pensais pas que ma place soit là bas que parce que je n’avais pas les moyens de faire partie de ce monde. Le juge m’avait alors regardé en souriant, et après avoir ajusté son chapeau pour se rendre à une audience m’avait annoncé que je ne devais me soucier de rien et qu’il avait lui-même fait en sorte que je puisse y avoir ma place, sans frais à payer de ma part. Je me souviens avoir été saisi par tant de bonté et de gentillesse de la part d’un homme qui au final me connaissait à peine.
Les jours, les semaines, les mois passèrent. Je me rendais régulièrement à l’université et j’y suivais des cours dans de nombreuses matières, dont je n’aurais jamais soupçonné auparavant qu’elles pourraient m’intéresser. Je travaillais toujours dans le bureau du juge, lequel était toujours satisfait de mes services. Nous avions de longues discussions sur beaucoup de sujets : c’était un homme emprunt d’une grande sagesse, j’avais beaucoup d’admiration pour lui : il essayait de faire le bien partout autour de lui, donnant de sa personne plus que de raison et sans jamais se préoccuper de son bonheur avant celui des gens qui l’entouraient. Il essayait d’être le plus juste possible dans son travail, chose qui paraissait bien difficile tant ceux qui se présentaient devant lui étaient dénués de morale et de scrupules. Cependant le juge me répétait souvent que tout homme avait le droit à une seconde chance et que l’homme n’était pas mauvais par essence, et qu’il ne faisait que le devenir lorsqu’il était perdu. Je voyais en lui au fur et à mesure du temps qui passait le père que j’aurais aimé avoir. Je n’avais plus aucune nouvelle du mien, et ne cherchait pas à en avoir. Ma sœur et moi vivions toujours dans le même immeuble, malgré la proposition du juge de nous faire habiter un petit appartement qu’il savait vide et plus décent. Néanmoins j’avais alors refusé mais mes revenus nous permettaient une vie plus décente, et j’étais heureux de la voir à nouveau sourire et manger à sa faim. Je ne remercierais jamais assez le juge pour ce cadeau. Il avait beaucoup d’attention à mon égard, et j’avais beaucoup d’estime pour lui. Il avait eu une famille autrefois. Son fils était mort né avec la femme du juge, c’était il y a une vingtaine d’années. Il avait tout perdu. Mais malgré tout il avait su garder la force de continuer à vivre, il avait reporté son manque d’amour sur ceux qui l’entouraient, et en avait fait l’unique but de sa vie : aider les autres.
Au bout de cinq ans passés dans son cabinet, j’avais acquis une solide expérience professionnelle et m’avait été décerné au sein de l’université le diplôme certifiant mon aptitude à devenir avocat. Je me souvenais de combien le juge avait pu être fier de moi. J’avais continué à travailler pour lui pendant deux ans en tant que simple assistant, m’imprégnant de sa sagacité, de ses conseils. Le juge avait beaucoup à m’apporter et je ne demandais qu’à en apprendre davantage. Notre relation était devenue forte comme elle ne l’avait jamais été. Il m’avait alors proposé d’intégrer un cabinet d’avocat dont il connaissait le dirigeant, très vieil ami à lui, qui cherchait un jeune généraliste. J’avais donc accepté son offre et m’était retrouvé employé chez Welser&Associés. J’avais désormais 25 ans et ma situation était telle que je n’aurais pu l’imaginer avant. Mes nouveaux moyens m’avaient permis d’aider financièrement ma sœur à louer un petit appartement, laquelle avait 20 ans et était en couple avec un homme qui paraissait la combler, ce dont j’avais été le premier heureux.
Puis ce qui n’aurait jamais du arriver arriva… Suite à un procès perdu dans lequel mon client avait écopé de la peine maximale, ce dernier m’a attaqué avec un couteau dissimulé dans sa manche durant son transfert vers la prison. J’ai été transporté à l’hôpital St Marks dans un état des plus graves. Une fois sur place et installé dans ma chambre, personne n’a pu m’opérer car mon état était jugé beaucoup trop instable. Ce soir là j’ai donc agonisé un long moment dans ma chambre noire et sinistre, luttant contre la mort avec le peu de morphine qu’on avait pu me prodiguer. Or la porte s’est ouverte et la lumière a envahit la pièce. Et malgré la douleur qui tordait mon visage et m’empêchait de distinguer clairement l’inconnu qui se tenait sur le pas de la porte, je n’avais aucun doute sur son identité. L’ombre était grande, le chapeau bien visible au sommet de la tête et la carrure suffisamment impressionnante pour masquer la lumière du couloir. Christopher…
Il referma la porte derrière lui, j’étais d’ailleurs étonné qu’on l’ait laissé me voir si facilement en sachant que j’étais plus proche de la mort que de l’opération salvatrice. Il s’approcha de moi et s’assit à mes côtés au bord du lit, un faux air de pragmatisme sur le visage. Bien qu’il ait toujours l’air calme et sûr de lui, le juge Bright me paraissait plus inquiet que la normale, et pour cause : mon état de santé le rongeait, il suffisait de regarder ses traits emprunts de tristesse et de douleur pour s’en rendre compte. Il me contempla l’espace de quelques secondes qui me parurent être des minutes entières, les yeux vides mais avec une couleur dorée que je remarquais véritablement pour la première fois. Finalement, il se pencha alors vers moi et murmura ces quelques mots à mon oreille « Je suis désolé Ethan. Tellement désolé de t’imposer ceci. Mais si je ne le fais pas, tu ne survivras pas et mon égoïsme m’empêche de te laisser mourir. Tu es comme mon fils… J’ai déjà perdu un fils. Je ne veux pas en perdre un autre ». Je vis alors Christopher attraper délicatement ma nuque de sa main droite et me mordre. Je sentis alors une douleur inexplicable mais ô combien terrible me parcourir. Une douleur comme jamais je n’avais ressenti. Mes muscles se tétanisaient, je ne voyais plus que quelques bribes de l’environnement ambiant dont les contours étaient désormais plus qu’incertains. La tête me tournait et je me tordais de douleur dans mon lit. Néanmoins personne ne vint à mon chevet. Christopher, de ce que je pouvais l’entrevoir, était toujours assis et posait une main ferme mais pleine de désolation sur mon épaule pour que je me calme. Puis finalement ce fut le néant.


Après transformation :

Je me suis réveillé dans une pièce que je ne connaissais pas, dans un lit bien plus grand que n’importe quel lit que j’avais pu déjà voir dans ma vie. La pièce était dans une ambiance tamisée dues à des bougies dont les reflets rouges dansaient sur le mur. Je tournais la tête et je pris conscience que bien des choses avaient changée. Tout d’abord j’étais en vie, alors que la dernière image que j’avais de moi-même était celle d’une douleur indéfinissable. Ensuite mes sens étaient beaucoup plus en alerte, comme si mon ouïe ou mon odorat étaient devenus bien plus performants. Je serrais les poings et me sentait plus fort, comme si j’avais un nouveau corps. Je me concentrais sur les bruits environnants, lesquels me paraissaient tous très proches alors qu’ils étaient en réalité bien plus éloignés. C’est ainsi que j’entendis arriver d’un pas qui m’était familier le juge Bright. Il avait les prunelles dorées. Il était très beau, et habillé avec toujours autant de classe que dans mes souvenirs lesquels me paraissaient très lointains. Il s’approcha de moi et prit une chaise pour se poster non loin du lit. Il s’adressa alors à moi d’une voix qui se voulait rassurante mais affirmative « Ethan, tu dois te demander ce qui t’arrive, ainsi que ce que je t’ai fais à l’hôpital il y a trois jours. Aussi je ne vais pas te laisser dans l’inconnu plus longtemps. Tu dois te sentir différent et ceci s’explique facilement : tu n’es plus le même. Ta nature a changé. Ce que tu avais d’humain auparavant a disparu. Aujourd’hui tu es comme moi. Un vampire. »
J’écarquillais les yeux et je m’apprêtais à objecter. Mais le juge rapprocha alors sa chaise de moi et me posa une main rassurante, le regard plein de chaleur et qui m’apaisait. Il reprit alors la parole et m’expliqua longuement et avec beaucoup de détails ce que tout cela voulait bien dire. Il me parla de lui, de sa transformation, de notre nature de vampire, des conséquences qu’elle avait sur notre vie au quotidien, de son choix de vie à savoir celui d’être végétarien, ne se nourrir que de sang qui n’était pas de l’homme et de faire en sorte d’utiliser ses aptitudes à faire le bien. J’étais admiratif. Si le juge me semblait déjà être un homme de profondément bien du temps où j’étais humain, je l’admirais encore plus vampire. Cet homme était le bien incarné. Son unique souhait était de contribuer au bonheur des autres. Et il s’efforçait de le faire chaque jour qui passait, et ce malgré le fait qu’il soit un vampire et qu’à l’origine sa nature ne soit pas celle d’aider les autres.
Les semaines se succédèrent rapidement. Au début je fus assoiffé en permanence. J’avais envie de boire du sang, comme si cela était indissociable de ma nature. Bien évidemment cela l’était. Mais étrangement je ne semblais pas désirer plus que tout le sang humain. En effet le juge avait pris ses dispositions pour que je puisse consommer du sang animal, sortant longtemps la nuit chasser en dehors de la ville. Petit à petit je devenais plus fort. Mon contrôle sur moi-même évoluait positivement avec le temps, et je m’étonnais moi-même de ne pas souhaiter me jeter sur le premier humain venu, même si bien entendu le juge me garda seul à ses côtés pendant un certain temps avant toute sortie. Le juge m’apprit beaucoup de choses. Je l’écoutais avec toujours beaucoup d’attention, j’essayais de retenir chaque conseil. Chaque leçon qu’il me donnait était indispensable pour la suite. Le juge manifestait beaucoup d’intérêt à m’expliquer en quoi être un vampire végétarien lui procurait satisfaction et lui permettait de se sentir moins « inhumain ». Aussi et après cet apprentissage assuré de main de maître, je pus enfin retrouver ma « vie d’avant », si je puis m’exprimer ainsi. Je repris mon poste d’avocat après avoir menti auprès des autorités en expliquant que je m’étais évadé de l’hôpital. Bien entendu bien des choses avaient changé mais j’étais heureux de ma vie d’aujourd’hui. Je me sentais différent. Libre.

Le temps file à toute vitesse lorsque l’on est un vampire. Je me suis rendu compte rapidement, lorsque nous nous sommes retrouvés au début du 20ème siècle alors que j’avais l’impression de n’avoir été vampire que quelques dizaines d’années. En réalité cela faisait plutôt trois siècles. Trois siècles… Bien entendu j’étais toujours avocat et Christopher était toujours juge. Ma sœur était morte à l’âge de 55 ans, mariée et mère de deux filles. Malgré la peine terrible que cela m’avait procurée, je n’avais pas souhaité la transformer. Même si pour ma part je considérais cela comme une chance, je ne le voulais pas pour ma propre sœur.

J’avais de très nombreux clients désormais. Je n’acceptais pas les plus fortunés d’entre eux, et je tachais de venir en aide aux plus démunis, sans leur demander aucune rémunération en retour. Je n’étais pas de ces avocats qui souhaitaient vivre sur le dos de leurs clients, pour lesquels une affaire ne représentait pas des hommes mais des chiffres. Aussi j’étais particulièrement décrié par nombre de « confrères ». Mais c’était sans importance.
Ma renommée était désormais particulièrement importante et je recevais des clients venus des quatre coins du pays. J’avais reçu une femme particulièrement belle. Bien entendu ce n’était qu’un constat personnel : j’étais un avocat très professionnel. Son nom m’était bien connu : elle s’appelait Olivia J Grammont. A l’origine elle était venue me demander de lui fournir de nouveaux papiers d’identités. Cependant elle avait cherché à les obtenir de façon coercitive en agissant sur moi. Elle savait pertinemment que j'étais un vampire. Or elle ne me connaissait pas. j’avais réussi à faire quelque chose dont je n’avais jamais été capable auparavant : j’avais réussi à l’apaiser. Comme si un climat de bien être s’était installé dans la pièce. Comme si j’avais pris le contrôle de son esprit quelques secondes, suffisamment longtemps pour obtenir d’elle qu’elle n’agisse plus sur moi de la sorte. Comme pour lui révéler le meilleur côté d’elle-même. Elle avait semblé étonnée elle aussi. J’ai pris conscience de mon « pouvoir » ce jour là. C'était la seule fois où je l'ai vu.

Christopher était toujours juge à la Cour. En trois siècles nos relations s’étaient encore renforcées et nous nous sentions comme des pères et fils voués à l’éternité, un magnifique cadeau en soi.
C’était sans compter sur le destin, lequel savait être particulièrement tragique lorsqu’il le voulait. En l’occurrence le destin se montra tragique. Non pas envers moi. Enfin mon père. Le juge Bright.
Une nuit où le juge chassait seul, parce que je n’avais pas souhaité l’accompagner pour travailler tard sur certains dossiers, il fut attaqué par deux vampires nomades dont j’ignore encore qui ils étaient. M’inquiétant de ne pas voir le juge rentrer dans la nuit, je suis parti à sa recherche en flairant sa piste. Finalement je retrouvais son corps inanimé, gisant sur le sol au milieu d’un petit bosquet non loin des lieux où nous allions chasser habituellement. Il avait été attaqué, les traces de lutte le prouvaient aisément.
Les vampires ne peuvent pas pleurer c’est un fait. Pourtant Dieu sait que si cette possibilité m’avait été donnée j’aurais pleuré ce soir là. Après avoir enterré mon ami, je n’avais plus foi en rien. J’étais triste. J’étais en colère. En colère contre ceux qui avaient çà. Plus rien ne me paraissait me retenir à New York. J’avais donc décidé de partir en voyage, faire le tour du monde et mettre en œuvre tous les moyens dont je disposais pour retrouver ceux qui avaient tués le juge. Animé par un esprit de vengeance.
Alors qu'une nuit j'étais en partance de la ville, je reconnaissais une odeur qui m’était familière. Olivia. J’en étais certain, aucun doute n’était possible. Cependant elle n’était pas seule : d’autres odeurs l’accompagnaient. Je me précipitais vers l’endroit d’où provenaient les odeurs ainsi que les bruits, et rien n’indiquait qu’ils étaient pacifiques. Je me suis retrouvé au milieu d'une petite ruelle : Olivia faisait face à cinq nouveaux nés. Avec mon influence sur elle et sur les autres vampires, nous avions pu éviter l’affrontement direct et ce n’était pas plus mal.

Je suis finalement resté avocat pendant encore cinq ans, mais j'ai néanmoins changé de cabinet, celui ci me rappelant trop à chaque instant que c'était le juge qui me l'avait fait intégrer. Cinq ans plus tard j'avais muri mon projet, ma décision était certaine. Néanmoins je ne pouvais pas partir seul. Quelqu'un d'autre devait venir avec moi et j'avais grand espoir de la convaincre de faire ce voyage.

Je proposais à Olivia de m’accompagner pour mon voyage, sans idée précise de l’endroit où nous irions au final. Un voyage dans le monde entier, en commençant par les Etats Unis. Néanmoins je souhaitais commencer mes recherches à Forks dans l’état de Washington. Une ville pluvieuse parait il. Cependant le juge avait beaucoup parlé de cette ville, où il avait un vieil ami vampire lui aussi. Je souhaitais donc aller lui annoncer la triste nouvelle, car je savais que Christopher aurait aimé que je le fasse.
Olivia ne connaissait pas mes motivations mais je savais que je lui en ferais très vite part. Elle était mon amie et nous étions de plus en plus proches au fur et à mesure que le temps passait. Elle était toujours aussi belle.
Comme ce jour de 1981 où elle était entrée dans mon bureau pour la première fois. Cependant encore une fois ce n’était qu’un constat, même si l’idée était bien présente dans mon esprit.
Olivia était bien sur différente de moi-même : elle n’était pas végétarienne. Elle avait les prunelles rouges et elle n’aimait pas le sang animal. Cependant elle ne cherchait pas à tuer des humains, elle souhaitait trouver des solutions et je l’admirais beaucoup pour sa volonté. Elle souhaitait une alternative. J’espérais qu’à Forks elle trouverait la solution qu’elle souhaitait, et j’étais tout disposé à l’aider autant que je le pourrais bien entendu.
Je souhaitais pour ma part retrouver le vieil ami de Christopher pour le prévenir, et j’espérais par la suite trouver une piste à suivre pour retrouver ses meurtriers.

Aspect physique :

Ethan est un vampire de 364 ans, même si son aspect réel est celui d’un homme de 25 ans. Il reste donc très jeune. Il mesure 1m80 et est d’une apparence relativement ordinaire, du moins avant sa transformation.
Il a les cheveux courts et châtains clairs. Il n’aime pas avoir les cheveux longs et prête une certaine importance à son aspect. Il est toujours élégant, ce qu’il a hérité de son mentor et de son travail. Ses prunelles sont d’une très belle couleur dorée, issu de son appartenance à la catégorie des vampires végétariens.

Aspect psychologique :

Ethan est issu d’une famille ordinaire d’immigrés anglais. Cependant il a perdu sa mère jeune, et son père n’a plus donné signe de vie et les a donc abandonné sa sœur et lui. Ethan a toujours été quelqu’un qui fait passer sa personne après celle des autres, assurer le bonheur de ses proches étant son principal objectif. Son mentor a beaucoup aidé à renforcer cet aspect de sa personnalité. On peut donc expliquer assez facilement son pouvoir. Ethan est quelqu’un de sociable, et s’intéresse beaucoup à tous ceux qui l’entourent. Pour lui, personne n’est jamais définitivement bon ou mauvais, et ce même si beaucoup de ses idéaux ont été sérieusement mis à l’épreuve et ébranlés par la mort de son mentor.

Pouvoir :

Ethan possède un pouvoir unique, à savoir sa capacité à « apaiser » les gens qui se situent dans sa proche périphérie. Il est capable de rendre aux personnes le meilleur côté d’elles mêmes.
Calme et pacifisme sont les maîtres mots de son pouvoir, lequel est donc un pouvoir d’ordre psychologique.
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MessageSujet: Re: Ethan Wisley   Jeu 24 Déc - 3:58

Mon chériiiiiiiiiii <3
Bon je te l'ai déjà dit, ta présentation elle roxx même si tu es un fou furieux de l'écriture What a Face.
Comme j'ai plus que hâte de RP avec toi *-* ça promet de grands moments ♥.

Bienvenue à toi ♥.

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MessageSujet: Re: Ethan Wisley   Jeu 24 Déc - 4:01

Merci ma chérie ♥

Ma présentation m'a pris pas mal de temps je l'avoue, et encore même si c'est dur à croire, j'ai "tenté" de résumer au maximum What a Face

Moi aussi j'avoue que j'ai hâte de RP à nouveau avec toi, ca va être carrément génial *___*
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MessageSujet: Re: Ethan Wisley   Jeu 24 Déc - 4:05

Pas mal de temps ? On a commencé il y à... 1 mois passé What a Face. Tout es relatif comme on dit Cool !
Oui oui tu as tenté, genre xD non mais elle est parfaite, enfin c'est normal quoi Cool

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MessageSujet: Re: Ethan Wisley   Jeu 24 Déc - 13:29

Au final tu l'as mis plus tôt que prévu (:
Donc je peux te valider plus tôt que prévu ! Smile

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In restless dreams I walked alone narrow streets of cobblestone 'neath the halo of a street lamp. I turned my collar to the cold and damp when my eyes were stabbed by the flash of a neon light, that split the night and touched the sound of silence. And in the naked light I saw ten thousand people maybe more, people talking without speaking, people hearing without listening, people writing songs that voices never share. And no one dare disturb the sound of silence.
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MessageSujet: Re: Ethan Wisley   Jeu 24 Déc - 14:19

Haaaaaaaan validé ! ♥ Merci Clemchou *-*
Trop bien What a Face.
Je ne l'ai pas forcé à la finri hier soir, non non (A). RP ce soiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiir !

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MessageSujet: Re: Ethan Wisley   Jeu 24 Déc - 16:21

Hey' le chouw =), sa y es j'ai plus d'oeil, mais j'ai tout lu XD. Trés belle présentation, j'aime beaucoup =).
Bah dis donc sa promet vos RP a tout les 2 Mdr, j'l'anguis de voir sa =), j'vasi vous surveiller ^^.
Bienvenue sur le RP =).
B'souw.
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MessageSujet: Re: Ethan Wisley   Ven 25 Déc - 17:11

Ah bah enfin XD depuis le temps ! *n'a pas lu, est une vilaine*
J'lirais promis, mais là j'suis dans un état second XD

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Ethan Wisley

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